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Porte ouverte à l'IFSI

Posté le 07/03/2019

 

 

Pauline : "Notre métier, contribuer à la guérison des patients"

Rencontre avec Pauline, étudiante en troisième année d’études d’infirmière :

 

Comment as-tu eu envie de devenir infirmière ?

J’ai toujours voulu faire ce métier ! Ma mère est infirmière, j’ai donc une vision assez réaliste de ce métier. Elle me racontait ce qu’elle faisait, je voyais bien les avantages et les inconvénients.

 

En quoi consiste concrètement ce métier ?

Il y a différentes tâches. D’abord le rôle propre, c’est-à-dire la prise en charge globale du patient : surveillance des effets secondaires des traitements, organisation de l’hospitalisation, prise des constantes (NDLR tension, température…) ainsi que le confort du patient.Et il y a aussi les tâches qui sont prescrites par le médecin, il s’agit donc de suivre ses instructions. Nous jouons aussi un rôle important d’intermédiaire entre patients et médecins. 

 

 

 

Combien gagne une infirmière qui débute ?

Le salaire d’une infirmière débutante est de 1600 euros dans le public et de 1800 dans le privé.

 

Quelles différences y-a-t-il avec l’aide-soignante ?

L’aide-soignante travaille essentiellement sur le confort du patient (NDLR : toilette, hygiène...)

 

Où peut-on travailler ? Quelles sont les possibilités de spécialités ?

Il est possible de travailler à l’hôpital, en crèche, en milieu scolaire, en prison ou encore en libéral.  Ce qui me plait c’est de savoir qu’en faisant ce métier, je peux aussi changer de service, de domaine, passer de cardiologie à psychiatrie ou cancérologie. Il y a une grande diversité !

Il existe aussi plusieurs spécialités : après deux ans d’exercice, on peut se spécialiser comme infirmière anesthésiste, pédiatrique ou encore de bloc. De nouveaux masters se mettent en ce moment en place. La structure des études évolue aussi et des passerelles se créent avec d’autres métiers comme par exemple celui de sage-femme.

 

« Les services les plus durs sont souvent ceux où il y a le plus de solidarité »

 

Comment se sont déroulés tes stages ?

J’ai fait un stage en crèche, un autre en Epad, un en psychiatrie… Cela permet d’être rapidement à l’aise au contact de patients que l’on ne connait pas. Au début, en Epad, je n’étais pas toujours très à l’aise. Certaines circonstances peuvent être gênantes, certaines personnes âgées peuvent être souillées. On apprend beaucoup de nos collègues, on essaie de capter comment ils gèrent les situations.  La première difficulté, en arrivant sur le terrain est d’être confronté à des choses que l’on ne comprend pas encore. Il est important de bien réviser avant chaque début de stage, les enseignants nous aident à savoir ce qu’il est important de bien connaitre avant telle ou telle expérience. L’autre difficulté est de tenir le rythme en milieu hospitalier : c’est très intense !

 

Qu’est ce qui te plait dans ton métier ? Quels sont tes meilleurs et tes pires souvenirs ?

Ce qui me plait c’est d’être en relation avec les patients et leurs familles, de contribuer à leur guérison, à ce qu’ils se sentent mieux. Un de mes bons souvenirs est quand j’ai réussi du premier coup à installer une perfusion, c’est un geste technique et j’étais très contente. Ce sont des petites victoires importantes. Quand on arrive à rassurer un peu des patients qui ont un cancer c’est aussi quelque chose de positif. C’est valorisant de se dire que l’on a réussi à gérer des choses qui ne sont pas toujours évidentes.

Mon pire souvenir, c’est en néonatologie, un petit bébé du service, qui n’a pas survécu. Ce n’était pas mon patient, mais cela a été très dur à gérer. On ne s’y attendait pas, cela a été difficile. Quand j’ai vu arriver les parents, la réalité m’est vraiment « tombée » dessus.  Mais j’ai pu compter sur mes collègues. Les services les plus difficiles sont aussi bien souvent ceux où il y a le plus de solidarité.

Etre au contact des patients, discuter avec eux et aussi participer à l’évolution de leur état. Les soucis sont ceux de difficultés matérielles, de personnel que l’on peut rencontrer en milieu hospitalier.

 

Dans quel domaine aimerais-tu te spécialiser ?

J’aime tout particulièrement le contact avec les nourrissons. J’aimerais beaucoup travailler en néonatologie.

Que conseillerais-tu à des jeunes qui voudraient s’orienter vers cette profession ?

Je dirais qu’il ne faut pas trop se bloquer sur des questions de matières, on peut y arriver même sans avoir un parcours très scientifique ! On refait tout le corps humain en première année, il faudra juste bien suivre en cours. Ce qui est très important c’est surtout de se demander si on a envie de faire ce métier, d’être au quotidien au contact des patients. Il faut savoir si on a envie et si on va tenir le rythme !

 

Lélia, Manuella, Anfifa